Embarquez à bord des navettes...

En 2007, trois nouveaux bateaux sont mis en service : Chevalier Paul, Edmond Dantès et Henri Jacques Espérandieu,
assurant quotidiennement, tout au long de l'année, les liaisons vers les îles.

Chevalier Paul

 "Chevalier Paul", un glorieux symbole lié au patrimoine marseillais

Né en mer en rade de Marseille en 1598, fils d'une lavandière (il est présumé que le gouverneur du château d'If, Paul de Fortia, fut son père), il commença à naviguer au commerce à l'âge de douze ans. 

Vers 1614, il s'embarqua à La Ciotat sur un brigantin de l'Ordre de Malte et passa alors dans la marine de la Religion où il donna rapidement les preuves d'une valeur exceptionnelle. Il se distingua lors d'un combat contre deux galères turques. Son capitaine ayant été tué, il le remplaça, coula un des navires ennemis et prit l'autre à l'abordage. 

Confirmé dans son commandement par le grand maître de l'Ordre, ses nombreux faits d'armes victorieux et sa bravoure, lui valurent d'être nommé en 1637 chevalier de l'Ordre malgré sa bâtardise. Dès lors, les campagnes se succèdent et son rôle est déterminant dans ses nombreuses victoires. En 1649, il est anobli et promu chef d'escadre, puis Lieutenant général en mars 1654. 

Paul fut gravement blessé lors de plusieurs de ses combats, ce qui n'empêcha pas sa progression et son exceptionnelle réussite jusqu'en 1666. Touché par la maladie, il se retira à Toulon où il mourut le 20 décembre 1667.

Edmond Dantès

"Edmond Dantès", une escapade romanesque

Voici un héros fictif et un lieu bien réel associés dans tous les esprits par la célèbre histoire d'Edmond Dantès, emprisonné au Château d'If. Achevé en 1844, ce roman d'Alexandre Dumas connaîtra en effet un succès international et fera l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques.

Capitaine de marine, destiné à une brillante carrière et sur le point d'épouser la belle Mercedes, Edmond Dantès  est alors victime d'une traîtrise. Accusé, à tort, de bonapartisme, il se retrouve enfermé à vie au Château d'If. Ce n'est qu'au terme de quatorze années, avec l'aide d'un autre prisonnier, l'abbé Faria qu'il parviendra à s'échapper. L'amitié de Faria pour Dantès l'amènera à lui confier l'existence d'un trésor caché sur l'île de Monte-Cristo.

C'est à l'âge de 33 ans, incognito, sous les traits du richissime comte de Monte-Cristo qu'il effectue son retour. Commence alors une implacable vengeance auprès de tous ceux qui, autrefois, l'ont trahi. Parmi les ennemis du comte, on retrouve : Villefort, le procureur du roi, Danglars, le banquier de Dantès et le comte de Morcerf, rival en amour de Dantès, ainsi que son fils Albert de Morcerf. Une fois sa vengeance accomplie, Monte-Cristo repart en Orient en compagnie de la femme qu'il aime.

Egalement auteur des "Trois Mousquetaires", Alexandre Dumas a signé de grandes œuvres. Il meurt le 5 décembre 1870. Son corps a été transféré au Panthéon de Paris en 2002. Son fils, également nommé Alexandre Dumas, fut lui aussi écrivain, auteur en particulier de "la Dame aux camélias".

Henri-Jacques Espérandieu

Henri-Jacques Espérandieu”, Un grand nom de l’architecture phocéenne

Né à Nîmes le 20 septembre 1829 de parents inconnus, c'est un “enfant déposé”; il est recueilli et adopté par une riche famille de minotiers nîmois d'origine protestante, la famille Carrière. Dès l'âge de 8 ans, il se fait remarquer pour ses dons de dessinateur et son père Auguste Abraham Carrière organise, à la maison de la Communauté de l'Eglise Réformée de Nîmes, une exposition de ses tableaux que l'enfant signe du double nom “Carrière Espérandieu”.

Les principaux monuments romains de la Provence, Maison Carrée, Arènes d'Arles, Théâtre d'Orange, Pont du Gard... lui servent de modèle ; l’évolution de ses œuvres l’amènera, à l’âge de 17 ans, à s'inscrire à l'Ecole d'Architecture de Paris. Il y restera de 1846 à 1851. C'est le second empire. Espérandieu se rallie sans complexe au nouveau régime. Il revient à Nîmes en 1855 pour les funérailles de son père adoptif Auguste Abraham. A cette occasion il obtient sa première commande : le temple protestant nouveau. Cette œuvre puissante est inaugurée en 1860.

Mais sa passion reste Marseille “la ville aux mille parfums”. Il y réalise ses chantiers les plus prestigieux :

  • 1856 : Veille à la construction de la Major et y dessine la façade ouest
  • 1862 - 1869 : Le palais Longchamp
  • 1864 - 1869 : La basilique Notre Dame de la Garde

Deux mois avant sa mort, il fit son testament et légua toute sa fortune à une œuvre caritative “la maison de repos des anciens ouvriers indigents du bâtiment”, construite à ses frais sur les hauteurs du Roucas-Blanc. L'édifice, appelé par les riverains “La maison Espérandieu”, fut détruit en 1942.

Sécurité et environnement

Les navettes sont conformes aux normes de sécurité et répondent aux exigences de respect de l’environnement.
Elles disposent d’un espace intérieur couvert et d’un espace extérieur.

Capacité : 196 passagers et 4 membres d’équipage
Longueur : 24 mètres
Vitesse : 20 nœuds